L’IE Afrique condamne le harcèlement et l’arrestation des dirigeants du SNAT en Eswatini
L’Internationale de l’Éducation Afrique (IE Afrique) a appris avec une profonde préoccupation les actes de harcèlement, l’arrestation et les mauvais traitements infligés aux dirigeants de la Swaziland National Association of Teachers (SNAT) ainsi qu’à d’autres membres des syndicats du secteur public d’Eswatini (Public Sector Unions of Swaziland – PSUS).
Les dirigeants syndicaux remettaient pacifiquement une pétition aux autorités de la fonction publique lorsqu’ils ont été victimes d’intimidations et de violences de la part des forces de police. Ces actes constituent une violation grave du droit de réunion pacifique et de la liberté d’association.
L’IE Afrique est particulièrement alarmée par les informations faisant état de l’ enlèvement du Secrétaire général du SNAT, Lot Vilakati, par des agents de la Police royale, de sa torture, puis de son abandon dans une forêt sans aucun moyen de communication. Il a depuis été retrouvé, mais blessé. Un tel niveau de violence à l’encontre d’un dirigeant syndical est inacceptable et profondément préoccupant.
L’IE Afrique condamne fermement ces actions injustifiées et illégales dirigées contre les dirigeants du SNAT et les membres du PSUS. De tels actes constituent une violation flagrante des normes internationales du travail, notamment des Conventions 87 et 98 de l’OIT, qui garantissent la liberté syndicale et le droit d’organisation. L’Eswatini a l’obligation de respecter et de faire appliquer ces normes.
L’IE Afrique appelle le Gouvernement de l’Eswatini à :
- Garantir immédiatement la sécurité et la protection de tous les dirigeants du SNAT et des membres du PSUS ;
- Mettre fin au harcèlement et à l’intimidation des syndicalistes ;
- Veiller à ce que les responsables de ces violations soient tenus pour responsables;
- Respecter les droits des travailleuses et travailleurs à s’organiser, à se réunir pacifiquement et à soumettre des pétitions sans crainte de représailles.
L’IE Afrique suivra étroitement l’évolution de la situation et n’hésitera pas à saisir l’Organisation Internationale du Travail (OIT) ainsi que d’autres mécanismes régionaux et internationaux pertinents de défense des droits humains si ces violations se poursuivent.